A toi, lecteur...

 

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Si le Rêveur associé à l'Oracle
Chantaient ensemble leurs miracles,
Les mots alors au creux de l'oreille
 
Exprimeraient mille et une merveilles.
Alors pourquoi ignorance et peur
Font que l'humain referme son coeur?
Non non, pas de tourment ici,
Lumières et ténèbres sont amies.
Et peut-être les ombres limpides,
Révèleront tes pensées timides.
Alors lecteur, bienvenu dans ma création,

Puissent mes mots éveiller ton imagination...

Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 01:42


Marche marche et suit sa voie,
Le funambule ne s’égare pas.
Seul pas à pas il suit son chemin
Va funambule et jamais ne revient.

 

Une voie étroite dans le néant,
Un pied à côté et il est perdant.
Qui osera suivre le funambule ?
A cette question tous reculent.

 
Va funambule, sur ton chemin
Celui tracé par tes dédains.
Tu seras seul, mais c’est ton choix,
Détourne-toi et chute en bas.

 
Avance, avance et suit ce destin
Celui de l’homme qui jamais ne revient.
Perdu sur ta corde, tu domine un monde
Qui t’échappe de plus en plus, à chaque secondes.

 
Funambule, part et jamais ne revient,
Sa fierté l’empêche de rebrousser chemin.
Mais sur sa corde, il ne peut que voir la fin,
Au bout de son fil, il n’y a décidément rien.

 
Marche marche et suit sa voie,
Le funambule ne s’égare pas.
Seul pas à pas il suit son chemin
Va funambule et jamais ne revient.


Par Somniatoris - Publié dans : º Humeurs º
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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 21:00
fant-me.jpg
 
Hier, aux abords de la place St-François,

En prenant du temps rien que pour moi,

La vue de ce truc m’a mise en émoi.

Pauvre petit fantôme de St- François !

 

Hier, donc, je suis restée là,

Intriguée par ces petits yeux en croix,

Mais aussi par cette bouche  de guingois.

 

Pourquoi dans l’indifférence

Le petit fantôme tire sur sa chaîne ?

Evidemment, personne ne pense

A réduire ne serait-ce qu’un peu sa peine.

Son mur l’avait emprisonné

En le mettant ici, je pense l’avoir un peu libéré.

Par Somniatoris - Publié dans : º Humour º
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Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /Mars /2008 01:21

1er janvier 2XXX

 

Ils y croyaient tant. C’était amusant au début mais j’ai vite commencé à m’en lasser. On m’a raconté que quand j’étais petite, j’ai fait peur à certaines personnes. Jamais je n’ai voulu faire peur, pourtant. L’ennui, c’était qu’ils ont tous cru à quelque chose qui n’a jamais existé. Ils croyaient que je pouvais voir l’avenir. Amusant, non ? Certaines anecdotes me font encore sourire aujourd’hui. Comme ce jour où, allant me chercher à l’aéroport, mon père fut surpris que je lui réclame le lapin en peluche qu’il avait glissé dans le coffre de sa voiture sans rien me dire. Ou encore ce matin où ma mère me reprenait sans cesse quand je parlais d’un passeport à aller chercher à l’ambassade alors qu’elle avait réclamé une carte d’identité. Finalement, l’administration s’était trompée et c’est bel et bien un passeport que l’on a récupéré.

Mais il n’y avait aucun avenir là-dedans. Le fait est que les gens pensent que les choses n’existent pas tant qu’ils ne les ont pas vues. Pourtant je ne voyais que le présent. Encore et toujours le présent, mais sous un angle un peu différent que les autres.

Je trouvais ce phénomène amusant. Un rien peut amuser un enfant. Mais avec le temps, ça a commencé à changer. Les romans douteux sur la magie et les phénomènes surnaturels expliquent souvent que l’adolescence est la période où un être humain se montre plus talentueux, ou plus propice à l’apprentissage de certains dons. Cette période fut pour moi un véritable enfer. Là où dans l’enfance je n’avais que des faits évidents, sans raisons apparentes, à l’adolescence j’ai eu les sensations plus précises. Un simple égarement, tandis que je me perdais dans mes pensées, et mes réflexions se trouvaient comme envahie par des émotions qui n’étaient pas les miennes. Des joies soudaines, des accès de panique, une douleur quelque part dans le corps, ou encore  une simple envie de sourire, sans raison. J’ai vite appris à ne plus sursauter, à ne plus réagir à ces sensations, à tel point que par moment, j’ignorais où s’arrêtait mon ressenti et où commençait celui des inconnus que je percevais malgré moi. Ensuite ça a encore empiré. Même le sommeil ne me donnait plus de repos. Je me réveillais fatiguée, épuisée par une nuit à vivre l’existence d’un autre. Puis les cauchemars ont commencé. Non, c’était pire encore. Je me rappelle l’angoisse quand j’ai rêvé de ce crash, de cet avion aux formes nettement plus effilées que les autres qui s’est retourné dans un virage avant de s’écraser sur un bâtiment, et surtout de l’affolement qui m’a pris quand, allant allumer la télé pour me changer les idées, je suis tombée sur un flash spécial reportant l’accident d’un concorde tombé sur un hôtel.

Non, ça n’avait rien à voir avec l’avenir. Je ne faisais que vivre l’instant présent là où je n’aurais pas dû être. Et ce qui me frappait, c’était que malgré les morts que je ressentais, malgré l’instant de douleur et de peur, il n’y avait au final qu’une troublante sérénité. C’est peut-être ça qui m’a le plus effrayée. C’est très certainement ça aussi qui m’a permis d’arrêter.

Non, j’ignore comment on arrête. Aujourd’hui encore certains rêves me paraissent si réels que le jour qui suit, j’évite de regarder les infos et je ne touche à aucun journal.

 

Je n’ai jamais vu l’avenir, juste le présent. Juste un autre point de vue là où le commun des mortels se trouve aveuglé par ses propres yeux. S’ils pouvaient voir comme je vois parfois, peut-être comprendraient-ils qu’ils ne doivent craindre rien d’autre qu’eux-mêmes.

Par Somniatoris - Publié dans : º Humeurs º
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 23:01

J’ai voulu jeter une bouteille à la mer.
Dans mon âme j’ai prit une pierre,
Je l’ai façonnée à ma manière,
Pour en faire une bouteille de verre.

Pour écrire le message à envoyer,
Dans mon cœur j’ai pris une plante,
Je l’ai soignée, j’ai été patiente,
Pour en faire une feuille de papier.


Pour écrire les mots à partager,
Dans mon corps j’ai prit de la vie,
J’en ai fait naître une plume, des écrits,
Qui se sont naturellement déposés.


Pour mon appel à l’humanité,
J’ai pris une pincée de volonté,
Une pointe de fierté,
Quelques gouttes d’imagination,
Du courage et des rêves à profusion.


La bouteille s’en est donc allée,
Doucement emportée par la marrée,
Renvoyée contre les rochers,
Où elle s’est finalement brisée.


Le verre est reparti en morceau,
La feuille fut dissolue par l’eau,
Les mots se sont noyés profondément,
Disparus à jamais dans l’océan.


Mon âme s’est effondrée,
Mon cœur s’est desséché,
Mon corps totalement vidé,
En voyant ce mot de tendresse massacré.

 

J’ai voulu jeter une bouteille à la mer,
Donner un peu de vie, un peu d’espoir,
Mais mon désir était illusoire,
Ma prochaine bouteille sera mise en terre.

Par Somniatoris - Publié dans : º Humeurs º
Papotez donc! - Les 2 autres
Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 22:01

M adame Illusion me trouve attristée,

E lle dit que je ne parais pas bien vivante.

L a bonne parole qu’elle transmet à l’assemblée

A  tendance à me faire passée pour mourante.

N ’allez pas croire que c’est une fatalité,

C omme un miroir reflétant le monde,

O serais-je vous placer face à la réalité,

L a vilaine, aussi sale qu’immonde?

I mpossible à réellement supporter,

E t pourtant, pourtant…



... Je l'affronte, elle aussi. 


 


Par Somniatoris - Publié dans : º Humeurs º
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